Une triple urgence – Un triple engagement


En bref, mon parcours mêle l’expérience d’un enseignant, d’un associatif, d’un citoyen qui prend le tram et jamais la voiture, d’un Bruxellois bilingue passif, d’un chercheur sur l’Europe et la paix, d’un militant qui a siégé dans des assemblées élues ou représentatives (le Conseil de la Jeunesse, le C.A. de l’ULB). Si je devais me définir par une couleur, je dirais : gauche arc-en-ciel. Pour concilier les utopies radicales et les pratiques du pluralisme progressiste. Pour garder les pieds sur terre et la tête dans les étoiles.

Dans mes combats, dans mes coups de cœur, j’ai souvent croisé les militants d’Ecolo et n’ai jamais regretté d’avoir agi à leurs côtés avec cette éthique et ce désintéressement qui font la marque de leur approche de la politique. Voici vingt ans que je suis électeur de ce parti (et de son équivalent flamand Groen !). A Ixelles, j’ai fait campagne pour lui à chaque élection communale, tant il y incarnait la pierre angulaire d’un rassemblement des progressistes face à un MR omniprésent et très conservateur, auquel est malheureusement allié un FDF pieds et poings liés malgré ses accents plus sociaux. Aux communales de 2000, nous y sommes parvenus : un Olivier ixellois (alliance Ecolo-PS-CDH-Groen !) a fleuri grâce à la mobilisation pour Ecolo. A contrario, six ans plus tard, la diminution des voix d’Ecolo permettait la remise à flots d’une alliance MR-PS.

Le même enjeu existe àl’échellon national. Voter Ecolo et Groen, c’est s’assurer d’ancrer le Parlement fédéral dans les choix écologistes bien sûr, mais aussi dans la possibilité d’alliances de progrès pour la formation du prochain gouvernement et enfin, de garantir d’avoir autour de la table des partenaires désireux de conclure un bon compromis.

Trois urgences m’ont convaincu d’être candidat sur la liste Ecolo. L’urgence sociale d’abord, due à la crise économique actuelle, qui va faire bondir une nouvelle fois le nombre de chômeurs, de sans abris, de pauvres dans notre région. L’urgence écologique ensuite, que tout le monde comprend aujourd’hui avec le changement climatique et qui touche bon nombre de questions de la vie quotidienne dans une grande ville comme la nôtre. L’urgence pour Bruxelles-ville-région enfin, tant il est évident que, dans le grand marchandage institutionnel sur la Belgique de demain, ce sont les Bruxellois et leur Région qui ont le plus à gagner ou à perdre.

Mon engagement sur la liste Ecolo est celui d’un citoyen bruxellois dont le parcours traduit la recherche de la justice sociale, de l’émancipation, de l’égalité, de la paix, de la coexistence. C’est pour en porter témoignage et aider à la victoire du programme d’Ecolo que j’ai accepté de pousser la liste à la Chambre en tant qu’avant-dernier suppléant à l’occasion de l’élection du 13 juin 2010.

Eric Remacle