La passion pour Bruxelles


Bruxellois, plus précisément Ixellois, ayant vécu également à Forest, Saint-Gilles, Saint-Josse et Schaerbeek, c’est peu dire que je me sens dans Bruxelles comme un poisson dans l’eau. Cette ville-région, que j’ai arpentée dans tous les sens, que je fais visiter avec plaisir à mes collègues étrangers, c’est un peu ma passion.

Mais c’est aussi une passion politique. Très tôt, je comprends l’importance cruciale de l’exigence d’une Région bruxelloise gouvernée par ses habitants. Un projet de ville-région qui naîtra en 1989 institutionnellement mais qui reste en permanence à remettre sur le métier face aux incertitudes et aux vulnérabilités (20% de chômeurs, pollutions urbaines, territoire exigu, complexité institutionnelle). Bref un plébiscite de tous les jours entre Bruxellois de langues française et néerlandaise et de toutes origines nationales.

La Belgique de demain se fondera encore plus qu’hier sur ses trois régions et Bruxelles en sera la clef de voûte pour autant qu’elle réinvente son projet de ville-région, sa culture urbaine pluriculturelle, ses rapports avec les nombreuses communes de Flandre et de Wallonie qui prolongent géographiquement Bruxelles. Bref, je suis un régionaliste convaincu et c’est à Ecolo que je trouve le souffle le plus vibrant pour l’avenir de notre région.

Bruxelles, capitale du développement durable, c’est davantage qu’un slogan, c’est une vision à long terme : un logement à prix raisonnable et la dignité pour tous les habitants ; de l’embauche et des emplois pour les Bruxellois ; l’investissement dans un enseignement de qualité et une recherche dynamique ; des transports publics réguliers et bon marché ; la coexistence, le respect mutuel et la solidarité ; bref une ville où l’on respire dans tous les sens du terme.

Eric Remacle